La mer la plus profonde a un fond, la montagne la plus haute a une cime

L’heure des bilans sonne déjà en cette fin d’année 2018 et au-delà des chiffres purs, ce millésime restera dans les mémoires comme une année singulière.

L’heure des bilans sonne déjà en cette fin d’année 2018 et au-delà des chiffres purs, ce millésime restera dans les mémoires comme une année singulière, avec une baisse de tous les actifs financiers qui n’est liée ni à une récession économique, ni à une crise financière, ni à un choc obligataire, ni à un recul des profits des entreprises qui sont généralement (avec les guerres) les déclencheurs d’une baisse des marchés.

 

Ainsi 2018 s’inscrira peut-être comme une année charnière. Elle sera soit le départ d’un retournement économique, soit synonyme d’une pause dans un cycle qui n’en finit pas de durer. En effet, la baisse des marchés actions mondiaux peut s’expliquer par l’anticipation de la fin du cycle économique post-crise 2008, et auquel cas 2019 sera aussi une année difficile. Ou à l’inverse, la croissance mondiale continuera son rythme de croisière et 2019 pourra renouer avec des perspectives boursières plus positives.

 

Cependant, nous pouvons déjà nous appuyer sur un certain nombre de faits. Les perspectives de croissance sont d’ores-et-déjà abaissées pour 2019 et 2020, victimes à la fois de la guerre commerciale sino-américaine et des incertitudes politiques dans de nombreux pays. Toutefois la baisse devrait être limitée et la croissance mondiale devrait rester dynamique avec des perspectives autour de 3,7 % en 2019. De leurs côtés, tous les banquiers centraux commencent à restreindre la liquidité monétaire, qui avait été un facteur très important dans la hausse de tous les actifs pendant cette dernière décennie. Cette restriction a finalement eu plus d’impact qu’attendu et a davantage pesé sur la frilosité des investisseurs que les turpitudes de Trump au cours de l’année écoulée.

 

L’élément le plus marquant de cette année, tient dans la corrélation de tous les actifs à la baisse. Nous avons souvent connu des années négatives sur l’ensemble des marchés actions, nous avons aussi connu des années plutôt déprimées sur les marchés obligataires, mais il faut remonter à près de 25 ans (1994) pour connaitre une année négative à la fois sur les actions, sur les obligations de crédit et sur les taux souverains. Sans oublier que les valeurs refuges, comme l’or, ont aussi été orientées à la baisse, sans parler des crypto-monnaies qui ont fini l’année dans un désastre total (tout au moins pour le bitcoin, -80 % en 1 an). Enfin le marché monétaire continue d’offrir en Europe des rendements négatifs. Par conséquence, les baisses de tous les actifs financiers ont limité les possibilités de créer de la valeur pour les portefeuilles financiers. Seuls les segments les moins liquides représentés par le private equity, les dettes d’infrastructures et l’immobilier peuvent offrir des rendements positifs mais en renonçant à une liquidité immédiate et en acceptant une durée de placement supérieure aux investissements traditionnels.

 

Que faire dans la situation actuelle ?

 

Il est fort probable que nous ne vivions pas un rallye de fin d’année, et que le marché reste très attentiste dans les prochaines semaines, scrutant les avancées de l’accord Etats-Unis/Chine, voire celles du Brexit.

 

Cependant nous voyons quelques actifs se redresser après une année difficile, et notamment du côté des pays émergents qui réduisent leurs pertes alimentées par l’espoir de voir le dollar rebaisser progressivement. De plus, la hausse des rendements du taux 10 ans US au-dessus de 3,20 %, qui avait déclenché début novembre la correction des bourses américaines, semble s’inverser et apporte un facteur de soutien aux marchés actions. Seules les actions européennes continuent à être pénalisées par les troubles politiques en Italie ou en France, voire au Royaume-Uni.

C’est pour cela que nous gardons de fortes pondérations aux actifs internationaux dans nos portefeuilles.

 

Achevé de rédiger le 13/12/2018

Nadine Trémollières

Directeur Primonial Portfolio Solutions

Diplômée de l’ESG, Nadine Trémollières a débuté sa carrière comme trader à la Caisse des Dépôts et Consignations pendant plus de 10 ans. Elle a ensuite intégré les équipes d’AXA IM, d’abord gestionnaire puis responsable des marchés de taux émergents avant de rejoindre Pictet AM à Genève en tant que responsable de la gestion obligataire des produits « Total Return ». Depuis 2008, de retour à Paris elle était gestionnaire senior multi asset chez HSBC Global Asset management, plus particulièrement en charge des appels d’offres de produits innovants. Elle a rejoint le groupe Primonial en 2014.

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